Coup sur coup, deux fabricants de téléphones portables proposent des produits qui peuvent révolutionner l’offre digitale de musique. Pour schématiser, disons qu’il s’agit de faire du mobile à la fois un lecteur de fichiers musicaux, un portail d’entrée aux catalogues de chansons et un terminal de stockage.
D’abord, Nokia lance en Grande-Bretagne une nouvelle gamme de mobiles, Xpress Music, qui permet de télécharger autant de titres qu’on le souhaite sur le catalogue Comes With Music, regroupant Sony BMG, Universal, Warner et EMI. Les titres, téléchargés avec DRM, sont exportables sur un seul PC et ne sont pas interopérables avec l’univers des lecteurs MP3 (et notamment l’iPod d’Apple). Ces téléphones et leur option Comes With Music devraient arriver en France en fin d’année et fonctionner sur le même mode (téléchargement illimité avec une interopérabilité limitée).
Au même moment, Sony Ericsson annonce le lancement de PlayNow Plus, service permettant aussi de télécharger de la musique sans limite de quantité à partir d’un téléphone portable. PlayNow Plus démarrera d’ici la fin de l’année en Suède en partenariat avec l’opérateur téléphonique Telenor, en utilisant uniquement le mobile Walkman W902 de Sony-Ericsson. Là aussi, un accord de licence avec EMI, Sony-BMG, Universal, Warner et de nombreux labels indépendants permet l’accès à un énorme catalogue. Le temps de l’abonnement à ce service, tous les abonnés de PlayNow Plus peuvent partager des chansons avec les autres abonnés. A l’expiration de leur abonnement, ils pourront conserver un certain nombre des titres les plus écoutés – sans DRM. Et Sony Ericsson vendra ses mobiles PlayNow Plus neufs avec dans leur mémoire un millier de titres numériques parmi les préférés du public.
Le modèle économique ? Dans le cas de l’offre de Nokia, les maisons de disques seront rétribuées – au prorata de leurs parts de marché – sur les 90 € environ de majoration du prix des téléphones mobiles équipés de l’option Comes With Music par rapport aux téléphones qui n’en sont pas équipés.
Reste à savoir si cette mutation de l’usage du mobile ne sera pas menacée justement par le rapport des consommateurs à leur téléphone portable : le consommateur moyen en Europe ne garde pas son téléphone plus d’un an ou de dix-huit mois.
Gautier Martin
Tags: DRM, partager, téléchargement légal


21 octobre 2008 à 10:58
“téléchargés avec DRM”, “exportables sur un seul PC”, “pas interopérables”, “Le temps de l’abonnement à ce service”…
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Pour ces quatre raisons, les technophiles ne se tourneront pas vers ces offres. Un téléphone n’a pas la même qualité d’écoute qu’un ordinateur d’autant plus ceux qui ont des kits d’enceintes faits pour ça ! Limiter la copie (qui est une exception culturelle française à laquelle nous sommes TRES attachés) est une aberration dans un monde où les supports se multiplient à vitesse grand V.
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Que cela vous plaise ou non, nous voulons profiter de la musique qu’on paie où on veut, quand on veut, sur le support qu’on veut ! Vous touchez une redevance en contrepartie !
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Vous êtes les seuls à vouloir des DRM… A vous battre pour leur survie coute que coute, vous allez tout simplement briser un marché qui ne demande pourtant qu’à exploser.
21 octobre 2008 à 11:01
NOKIA:
“qui permet de télécharger autant de titres qu’on le souhaite sur le catalogue Comes With Music, regroupant Sony BMG, Universal, Warner et EMI.”
Quid des “indépendants”?
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“Les titres, téléchargés avec DRM, sont exportables sur un seul PC et ne sont pas interopérables avec l’univers des lecteurs MP3 (et notamment l’iPod d’Apple).”
Modème commercial: “tu achètes mon téléphone, tu récupères ta musique avec mon téléphone, tu écoutes ta musique sur mon téléphone (ou sur UN pc)… et tu perds le tout quand tu largues mon téléphone.” -1 pour Nokia et son egocentrisme.
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SONY:
“Là aussi, un accord de licence avec EMI, Sony-BMG, Universal, Warner et de nombreux labels indépendants permet l’accès à un énorme catalogue.”
C’est mieux, ou plus précis: on trouve trace des indépendants.
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“A l’expiration de leur abonnement, ils pourront conserver un certain nombre des titres les plus écoutés – sans DRM.”
Mieux aussi, mais un peu flou: “un certain nombre de titres”… Ca peut aller de zéro à tous… à préciser.
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Au final, on se rapproche de plus en plus d’offres de téléchargement illimités… Mais très lentement, avec encore quelques points noirs. Dont, en parallèle, une lutte contre les mêmes clients que ceux qui sont visés par ces offres…
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Quant à la conclusion “Reste à savoir si cette mutation de l’usage du mobile ne sera pas menacée justement par le rapport des consommateurs à leur téléphone portable”…
Il serait plus simple de généraliser ce genre d’offres sans les limiter à un seul support et cela ne tiendra plus. J’attends de voir ce que l’avenir nous réserve.
21 octobre 2008 à 11:23
Bonjour,
Encore une offre avec DRM, alors même que Monsieur Besson reconnait dans son plan Numérique 2012 que les DRM n’ont aucun avenir pour la musique. Décidement les leçons du passé ne portent toujours pas.
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Certes, en faisanbt l’hypothése (par forcément fausse) que les usagers de mobiles sont habitués a être pieds et poings liés à laurs offres fermées, la pilule des DRMS passera mieux, mais l’échec à terme est assuré…
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Mais vu le surcout à l’achat en cette période de vaches maigrres, je ne suis pas sûr que cette offre ait un grand avenir. Mais je n’ai pas de portable, alors mon jugement est sans doute biaisé …
22 octobre 2008 à 14:48
L’offre de Nokia est réellement en retard sur son temps, embêtant pour une nouveauté…
Je détail “Comes With Music” sur mon blog, allez jetez un oeuil si vous avez le temps. http://bit.ly/3IejPb
Hugo de http://www.onyourcloud.com
22 octobre 2008 à 22:25
Je ne suis pas intéressé par ce genre d’offre bridée de tous les cotés.
Je pense que du coté des appareils mobiles, il y aura une révolutions lorsque ceux-ci seront capables de communiquer rapidement, sans contact et avec des taux de transferts importants.
Des applications intelligentes seraient alors capables le temps d’une récréation, en mettant en contact N appareils de télécharger que les morceaux susceptibles de m’intéresser sur les N-1 autres (c’est un exemple).