BitTorrent Inc. face aux réalités de l’économie

Manifestement, les militants de l’accès gratuit à tous les biens culturels ont aussi des problèmes de modèle économique. BitTorrent Inc., qui édite le logiciel de peer to peer le plus répandu au monde, semble être entré dans une période de turbulences qui pourraient lui être fatales.

Après une première vague de suppressions d’emplois en août, l’entreprise a annoncé il y a deux semaines le licenciement de la moitié de ses effectifs ainsi que le départ de son président et cofondateur Ashwin Navin et de son PDG Douglas Walker. Puis, la semaine dernière, a été interrompu le service BitTorrent Entertainment Network, plate-forme de contenus payants lancée en février 2007.
BitTorrent n’est pas parvenu à transformer la popularité de son protocole de P2P en réussite commerciale. L’entreprise, qui n’a plus qu’une vingtaine de salariés, est maintenant à la recherche d’un repreneur. Celui-ci se fait attendre depuis des mois, même si le prix annoncé n’est que de 15 millions de dollars, ce qui est extrêmement faible pour une marque d’une telle notoriété.

Ashwin Navin s’est lancé, en compagnie de quelques amis (dont Steve Chen de YouTube), dans la création d’une nouvelle entreprise, qui fournira des locaux à des start-up innovantes de la région de San Francisco. Dans ce business-là, on le sait, on peut gagner de l’argent…


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5 commentaires sur “BitTorrent Inc. face aux réalités de l’économie”


  1. Faith a dit:

    Ouh là… de moins en moins d’objectivité !

    “les militants de l’accès gratuit à tous les biens culturels ont aussi des problèmes de modèle économique. BitTorrent Inc.(…)”
    Comme vous le dites quelques lignes plus bas, ils ont une plateforme de téléchargement de contenu payant… M’enfin, on n’est plus à une contradiction près.

    Pour le reste, on a à la lecture de ce billet une impression de satisfaction face aux problèmes d’une société… Dommage. Mais je vous rassure, des clients torrent, il en existe des dizaines qui sont libres et l’éventuelle mort de la société BitTorrent Inc n’aura aucun effet sur les utilisateurs du réseau.

  2. kubrick a dit:

    Bonjour,

    BitTorrent Inc. ne fait pas partie des “militants de l’accès gratuit à tous les biens culturels”, ce n’est qu’une société commerciale donc le but est la vente de contenu payant et DRMisé.
    Le logiciel et le protocole BitTorrent qui sont eux maintenus par la communauté des logiciels libres ne sont pas impactés.

    Je ne vois pas ce qu’il y a de rassurant ou de réconfortant là dedans ? Vivons nous sur la même planète ? Comprenez vous vraiment votre secteur ?

    François.

  3. Sub a dit:

    Bonjour,

    Tout ceci ne m’étonne pas, si je pratiquais le p2p, en offrant ma bande passante,
    je n’aurai pas en plus envie de payer surtout pour des contenus avec DRM …

  4. The BLION Corp. a dit:

    Le problème n’est pas le modèle. Le problème n’est pas le protocole. Le problème, ce sont les DRM !

    http://www.numerama.com/magazine/4204-BitTorrent-Entertainment-Network-entierement-gache-par-les-DRM.html

    Quant à moi, je ne vois absolument AUCUNE raison de me réjouir de la fermeture d’une entreprise qui a tenté d’innover, qui a embauché des gens qui risquent de se retrouver au chômage…

  5. Ouache a dit:

    Ce qui a tué bittorent, c’est l’incapacité a innover (leur client à l’origine open source a failli à évoluer, se faisant rattraper pas une pléthore de clones qui on apporté toutes les fonctionnalités manquantes et répondus aux problèmes d’ergonomie de l’orignal.. le rachat de µtorrent, un de leur plus sérieux “concurrent” n’y a rien fait, leurs utilisateurs les avaient déjà boudés)

    Mais surtout, ce sont les restrictions qui leur on été demandées quand ils on voulu se ranger et offrir du contenu légal et payant…
    Vous savez comment ca c’est passé dans la musique: DRMs a gogo..
    Et encore, c’est de la gnognotte quand on compare aux restrictions imposées sur tous les services de VOD (on mets autant de temps à télécharger que le temps qui nous est laissé pour visionner..)
    Et on ne parle pas des problèmes que leur font les ayants-droits; qui aiment assez peu voir les “pirates” rentrer dans le rang, quoi qu’ils en disent, les maisons mère que sont sony ou universal préférant largement leurs solutions propres ou monter leurs propres partenariats avec de grandes compagnie ayant pignon sur rue, comme canal+, orange ou sfr.

    Regardez ce qui est en train de se passer pour Azureus, qui comme bittorent (sur lequel il est basé) c’est lancé dans l’offre vidéo légale; mais a qui on viens juste d’attenter un procès dans notre beau pays…

    Napster ou Bittorent, peut importe la notoriété de la marque sur le net, si le produit est mauvais et que vous ne leur donnez pas les moyens de mettre leur savoir-faire a votre service, toutes efficaces qu’elles soient…


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