De quoi les ayants-droit sont-ils coupables ?

Est-ce seulement une mode dans le vocabulaire ou cela révèle-t-il autre chose ? En tout cas, les ayants-droit en prennent pour leur grade. Que The Pirate Bay soit devant la justice, que Luc Besson attaque le streaming illégal, que la loi Création et internet arrive devant le Parlement, on lit ici et là sur les sites et les forums beaucoup d’accusations, d’invectives, d’imputations sommaires contre les ayants-droits. Tout récemment, dans les commentaires d’un de mes billets, on lit par exemple : « dans 2 ou 3 ans, les lobbys des ayant-droits (j’en exclus auteurs et interprètes) vont faire voter une nouvelle loi, anti streaming, et dans 5 ans une loi anti Internet ? » Je ne m’étends pas sur le fond du propos ou l’idée saugrenue qu’il ne faudrait pas considérer les artistes comme des ayants-droits, mais juste sur cette formule : « les lobbys des ayants-droit » (je rétablis la bonne orthographe au passage).
Ces « lobbys des ayants-droit » pourraient remplacer, dans un certain vocabulaire vaguement hystérique, les majors. Ils pourraient bien devenir le nouvel épouvantail, la formule que l’on jette rapidement pour dire une antipathie, une détestation, une répugnance. Et contre qui, mon Dieu ? Contre l’argent, contre les gens d’argent, contre l’idée d’un Mammon aux doigts crochus, peut-être… Contre la possibilité de s’approprier en toute impunité ce qui est légalement la propriété d’individus et d’entreprises.
Du point de vue sémantique, le terme « ayant-droit » déroge à la syntaxe la plus courante. Il fige la formule « avoir le droit » en une possession plus définitive et peut-être plus inquiétante pour des esprits enclins à la paranoïa. C’est un terme venu de la langue juridique ? Il ne peut, dès lors, que cacher réalités et intentions inavouables. Il exprime la propriété et surtout la propriété intellectuelle ? C’est donc l’expression d’une réalité contraire à l’ordre souhaitable. Puisque la propriété, c’est le vol, la propriété intellectuelle est un vol aggravé.
Peu importe, d’ailleurs, qu’aucun raisonnement sérieux et crédible ne défende l’abolition de la propriété intellectuelle (celle des artistes créateurs, celle des producteurs des œuvres), il y a un propos induit dans l’idée de « lobbys des ayants-droit » : leur action est illégitime ; et si leur action est illégitime, c’est qu’elle ne repose pas sur un fondement légitime ; et c’est toute la propriété intellectuelle qui est par essence illégitime…
Là, l’attaque n’est pas dirigée contre les seules majors, ni contre les organismes collectifs représentant les créateurs (et gérés par les créateurs) comme la Sacem, ni contre les entreprises du secteur de la musique, mais contre l’idée même que l’on puisse défendre la propriété intellectuelle. Un phénomène marginal, peut-être, mais un phénomène inquiétant.
G.Martin


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17 commentaires sur “De quoi les ayants-droit sont-ils coupables ?”


  1. Roux a dit:

    Euh voyez vous je pense que vous faites fausse route: quand quelqu’un parle des lobbies des ayants-droits (je rectifie également la bonne orthographe au passage, lobby étant un mot étranger) il parle tout simplement, entre autres, de vous, les responsables de ce site, à savoir le SNEP sous l’orientation de M. Hervé Rony. A vous vient bien évidemment s’ajoute bien la SACD, l’IFPI, … C’est-à-dire ces sociétés dont les représentants sont présents dans le public lors du déroulement des textes de lois concernées dans les différentes chambres du parlement, et qui s’entretiennent longuement avec les assistants
    parlementaires. J’en profite d’ailleurs pour rappeler que cette activité est encore et toujours illégale en France….

  2. fb a dit:

    L’article 311-1 du Code pénal dispose : « Le vol est la soustraction frauduleuse de la chose d’autrui », c’est bien beau de vouloir faire de la sémantique et de donner une leçon de droit mais confondre le vol et la contrefaçon c’est impardonnable pour quelqu’un censé connaître ce sujet.
    Quant aux reproches que l’on peut formuler à l’encontre des ayants-droit, c’est relativement simple. Le droit d’auteur a été créé pour protéger les auteurs (les créateurs) des *éditeurs* et des *interprètes*. Aujourd’hui, moi aussi je fais dans l’interprétation sémantique, le terme droit d’auteur est complètement galvaudé puisqu’il n’est que prétexte aux droits voisins (éditeurs, producteurs et interprètes pour faire simple).
    Donc ce que vous défendez n’est point le droit moral des auteurs mais la composante patrimoniale qui vous échapperait si vous perdiez la maîtrise amont et aval du processus de création.
    Internet, de par sa conception, est non centralisé et permet la promotion et la distribution de contenus immatériels à un coût marginal mettant à mal un business model, valide à l’époque, fondé sur la fixation d’immatériels sur supports physiques. Les choses changent, et avant de mourrir les industries s’organisent en lobbys pour tenter de retarder l’échéance. On peut en particulier citer comme exemples flagrants le Red Flag Act (millieu du 19ème siècle, Angleterre, l’industrie des constructeurs de fiacres contre l’automobile) ou encore l’éclairage public (gaz contre l’arrivée de l’électricité).
    Si vous estimez que la loi DADVSI n’est pas le fruit d’un lobbying intensif commencé aux États-Unis sous Clinton, matérialisé par un projet de loi, abandonné car jugé trop liberticide par l’opinion publique, puis réintroduit tel quel à l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (WIPO) de façon à être adopté par un processus NON démocratique qui est revenu tel un boomerang sous la forme du DMCA (américain) ou de la directive 2001/29/CE (EUCD européen), et bien vous connaissez très mal votre dossier.
    Vous (l’industrie du divertissement) êtes coupable de cupidité et de nullité en matière de marketing élémentaire, ça, cela vous regarde nous sommes dans une économie de marché ; en revanche promouvoir des mesures attentatoires aux droits fondamentaux et aux libertés essentielles au détriment de l’intérêt général vous appelez ça comment ?
    Dans ce combat vous avez perdu vos clients, et pire vous perdez les créateurs sans qui vous n’êtes rien. Fort heureusement la création a toujours existé et existera toujours… mais ce ne sera pas pas forcément votre cas.

  3. Sub a dit:

    Bonjour,

    Merci d’abord pour la citation, mais je voudrais juste préciser que je considère que les auteurs et interprètes sont des ayants-droits, mais qu’ils ne sont pas des lobby(ies). On peut certes considérer la Sacem en tant que telle, mais il est vrai qu’elle couvre aussi les éditeurs ce qui est un peu étonnant car historiquement le droit d’auteur a été crée pour défendre les auteurs face aux éditeurs. Peut-être est-ce pour éviter qu’un société d’auteurs ne se trouve laminée par une société d’éditeurs ?
    .
    Pour revenir à nos moutons, “lobby” n’est pas une injure, je pointe juste un état de fait, des groupes de pression qui semblent aveuglés par une situation certes critique mais qui demandent des mesures hors de propos pour la redresser.
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    Si vous n’aviez pas soutenu les mesures anti-copies sur les CD, il n’y aurait peut-être pas eu de boycott (j’ai cessé d’en acheter apres le premier CD illisible sur ma station de travail). Idem pour les téléchargement des fichiers musicaux protégés par DRM (j’ai actuellement des fichiers sur un vieux portable impossibles à lire ailleurs sans les avoir ripés apres une gravure sur CD). La raison semble maintenant revenir et ces mesures disparaissent peu à peu, mais imaginez-vous le mal qu’elles ont fait ? Combien de client sont partis ? Pour ma part, j’ai essayé de jouer le jeu des plate formes de téléchargement mais maintenant c’est fini. Même si les DRM s’en vont.
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    Les mesures de controle et de filtrages en filigranne de la future loi Hadopi ne vont pas arranger les choses. Pensez vous que moi, qui ait acheté 350 vinyles et 800 CD avant de commencer le boycott je vais me remettre à en acheter (aux majors) si alors que je ne pratique pas le P2P (et ne l’ai jamais utilisé même pour charger des ISO Linux) si l’Hadopi me flashe par erreur, ce qui risque d’arriver à beaucoup de monde ?

    J’espère que la raison triomphera, mais j’ai de sérieux doutes.

  4. Hybrid Son Of Oxayotl a dit:

    Lobby n’est pas une insulte. Par exemple, je suis fier d’être adhérent à l’APRIL, un lobby qui défend le logiciel libre, grâce à ma contribution financière, et celle des autres adhérents …

  5. The BLION Corp. a dit:

    Les lobbies sont coupables de pourchasser, de faire la guerre à leurs propres clients finaux. A savoir nous, ceux qui payons les supports, les fichiers dématérialisés… A bon entendeur !
    .
    Quelles que soient les lois, les mesures, vous n’échapperez pas à ce que le futur vous réserve. Au lieu de tenter de le faire s’arrêter, préparez-vous pour que tout le monde y trouve son compte.

  6. Lagaffe a dit:

    Bonsoir ,

    (Vous pouvez corriger ma fautes d’orthographe SI VOUS LE VOULEZ , mais lisez-moi svp)

    Je n’ai pas envie de vous répondre d’une façon direct dans la mesure qu’il est très facile de vous taclez, Vous balancez des mines très pertinentes .. ui je peux Mais quand je vois la lectures des commentaires cela me parait suffisent..

    Ce j’affirme n’est pas de la prétention mais je commence aussi a bien connaître pour preuve Le blog lui est à vôtre disposition ,

    Pas convaincu sur de vous ..

    faites un tour ..vous verrez par vous même.

    Honnêtement vous me faites rire mais J’espère que vous y parviendrez dans le sens que je sais que vous êtes sincère mais de mon cotés je crois que vous vous plantez compètement ..

    Bon

    Si je vous dis que j’ai un Plan C.qui corresponds a un ensembles cela vous Interesse ?
    Si maintenant je vous dis que ce n’est pas une licence global intriqués ? .

    Si vous souhaitez me répondre faites le .. dans le cas contraire bonne chance.. mais Dadvsi 2 passe le 4 mars a l’assemblé Nationale et si je doit d’écrire vôtre message , je vois juste un sentiment crainte surla reussite de ce Pari, a l’égard de l’ensemble de la fillière Musical .
    Finalement ce complément qui n’est qu’un Pari !!!! Il est Inutile de rappeler que c’est un Pari a 50 millions d’Euros (Budjet du ministre de la Culture + la prise en charge du filtrage) qui doit obtenitr des résultats pour les Ayants droits mais aussi pour les editeurs et Producteurs ..En cas d’echec les conséquences s’annoncent très tendu . Vous allez devoir vous justifié… De plus il me semble que Hervé Ronnie quitte votre Societé pour aller a la SCAM .. c’est bien pour lui mais une personne d’expérience ne se remplace pas si facilement.;

    Licence Global ou une Plan C qui lui n’est pas une licence global LA C’EST A VOUS DE VOIR.. La différence entre vous et moi .. c’est que je le fais par passion , je cherche par passion ?? je suis aussi prets des AC et Editeurs que les Internautes ..

    mon pari dans l’etat:

    La licence Globale c’est pour fin 2010 content ou pas le tarif est le même a vous de proposer un parallèle donc un plan C …
    alors bonne chance, ou à bientôt et bon courage pour répondre a vos lecteurs qui me semble très remontés.

    ps : En cas d’echec,et si a part la licence global et si vous n’avez rien d’autre qui va sauter ????
    ..

  7. Animejason a dit:

    Non mais c’est vrai çà comment les gentils ayants-droit peuvent-ils être vu de manière négative :

    - Les DRM vu comme utile par les ayants-droit et imposé jusque dans une lois, se sont avérés non seulement inutile, mais limitant grandement le “fair use” de clients légaux. Faisant au passage perdre des milliers de clients, mais c pas grave accusons les “pirates”. DRM combattu par certain Artistes dans d’autres pays, alors qu’ici les ayants-droit n’avaient et n’ont toujours pas de considération pour leurs clients. Du coup un grand nombre d’internautes ont pu voir la différence entre un artiste et un ayant-droit (âpre au gains avant tout).

    - Qu’ils soutiennent une lois jugés liberticide par de nombreux organismes d’internautes (quadrature du net, ISOC) , mais aussi la CNIL, la CNIL Européenne (La Commission des Libertés Civiles). Des pays comme l’Angleterre ont dit non a la coupure de l’accès internet. L’Allemagne dit que le texte français est d’un autre ages (c pas un compliment). Tous les pré-cités sont considérés par la “ministre du contrôle du net et de la culture pour les riches seulement” comme des groupuscules. Lois soutenue UNIQUEMENT par des ayants-droit et votre majorité (apparemment élu par les ayants-droit plus que par le peuple).

    -Pendant des années ils ont continués de nous faire payer sur le droit à la copie privée, le “manque à gagner” supposé du piratage, sans légaliser le partage pour autant.

    -Ils maintiennent la dite taxe pour copie a des taux exorbitant, et quand on leurs dit vous devez enlever la “compensation” dû au piratage on se retrouve avec une nouvelle hausse de 15% (gelé pour le moment) Alors qu’on pouvaient espérer une baisse (90% de baisse si ont en crois vos chiffres sur le nombre de copie illégal).

    En effet je vois pas pourquoi ni comment on pourrait confondre les ayants-droit avec des méchants, monstres que nous sommes.

  8. CapitaineHaddoc a dit:

    Que le terme “lobby” ne vous plaise pas et puisse être considéré par vous et vos confrères comme une insulte ne me gêne pas le moins du monde, puisque c’est des insultes que vous méritez.

    Et pour faire simple, on admet qu’un “lobby” est un groupe destiné à faire pression dans un but quelconque.

    Ici, ce que les internautes reprochent aux lobbies du disque, c’est d’utiliser tous es moyens de pression possibles sur les gouvernants afin de faire passer un projet monstrueux (et je pèse mes mots), aberrant, discriminatoire et voué à l’échec, en faisant preuve de la plus hallucinante mauvaise foi. D’ailleurs pour beaucoup, arriver à un tel degré de stupidité législative, cela semble être davantage le résultat d’une corruption malsaine que d’un simple lobbyisme.

    Mais vous l’avez cherché, vous êtes allés trop loin et il est trop tard. Aujourd’hui ne venez pas vous plaindre si les internautes ne ressentent plus que de la haine à votre encontre, et s’ils n’ont plus que des insultes à la bouche pour vous qualifier.

  9. Herbefol a dit:

    Les véritables ayant-droits, autrement dit les artistes, ne sont coupables de rien.
    Les intermédiaires et associés (maisons de disques, snep & co) sont eux coupables de s’être enfermé dans un modèle économique qui n’a pas d’avenir, de ne pas le reconnaître et de tout faire pour le maintenir, quitte à porter préjudice à leurs clients, aux utilisateurs du net en général et finalement aux artistes eux-mêmes.
    Vous n’avez pas été capable de négocier le virage de la numérisation parce que vous avez refuser d’évoluer pour vous y adapter. C’est à vous d’en assumer les conséquences et d’en payer le prix. Pas à vos clients ni aux contribuables.

    Et puisque vous aimez tant développer en x points tel ou tel arguments en voici un à vous opposez.

    Le piratage n’est pas responsable des baisses de ventes de disques. Et j’insiste sur disque puisque la création musicale dans son ensemble n’a elle pas de problème, au contraire ça va de mieux en mieux chaque année.
    - Le marché de renouvellement suite à l’introduction du support disque compact - CD - est arrivé à son terme. Une fois que les gens ont fini de remplacer leurs vieux vinyls par des CD ils ont forcément un besoin moindre en terme de disque.
    - Le coût de la vie et particulièrement les éléments vitaux et indispensables augmentent tous les ans, et particulièrement les logements dont les prix et les loyers ont augmenté bien plus que le revenu moyen, diminuant de même les ressources qu’un ménage peut consacrer à ses loisirs.
    - L’offre de loisirs et de culture s’est considérablement élargie. Les foyers disposent maintenant de téléphones portables, d’ordinateurs, souvent avec une connexion internet haut-débit, d’une console de jeux vidéo, d’un lecteur de dvd, etc. Tous ces éléments que nombre de ménages n’avaient pas encore il y a dix ou quinze ans ont un coût eux aussi et entre donc en concurrence direct avec le cd dans le budget loisir des dits ménages, lequel budget est soumis à des contraintes comme vu précédemment. Notons d’ailleurs que le premier support culturel en 2008, en chiffre d’affaire, est le livre, devant le jeu vidéo. La musique et le cinéma n’arrive qu’après.

    Si vous vouliez réellement relancer la consommation de disque vous vous tourneriez donc vers les solutions suivantes :
    - Développer et imposer un nouveau support en remplacement du CD afin de lancer un nouveau marché de renouvellement.
    - Lutter contre la hausse du prix du logement et des autres biens fondamentaux (alimentation, produits pétroliers, etc.)
    - Améliorer votre attractivité face à ces concurrents directs que sont le livre et le jeu vidéo.

    Le postulat central de votre combat “piratage = baisse des ventes ” n’est étayé par rien d’autre qu’une conviction sans preuve. Ce genre de chose était peut-être acceptée à l’époque où l’on brulait les gens pour sorcellerie. Elle n’est pas tolérable dans une démocratie d’une XXIème siècle.

  10. jeanlucgpi2002 a dit:

    Et les droits de ceux qui n’ont rien, qui se prennent la crise, le chômage et la pauvreté à cause de la cupidité d’une minorité de nantis ? Pour beaucoup de gens, la culture est devenue un luxe. Voler est un délit. Les maisons de disques réclament une baisse de la TVA, mais se gardent bien de diminuer leurs marges, afin de continuer à rémunérer grassement leurs dirigeants net leurs actionnaires bien souvent domiciliés à l’étranger.
    Et puis, qui n’a jamais copié de CD ou de vinyles sur cassettes pour les refiler à ses amis sans que l’industrie ne s’offusque de quoi que ce soit ?

  11. Ouache a dit:

    Pourquoi parles on n’ayant-droit?
    parceque souvent, ce ne sont pas les même que les auteurs.
    que doit défendre le droit d’auteur? les auteurs.
    Par quoi sont défendus les ayants-droit? les droits voisins.
    Que les ayant-droits arrêtent l’hypocrisie en jouant la confusion et en prétendant vouloir défendre le droit d’auteurs, et on leur donnera peut être un peut plus de considération, au mérite de la transparence.

    Mais le problème profond de l’ayant droit, c’est que c’est soit un industriel (la fameuse major) soit un rentier (le fils ou petit fils du créateur). Et malgré ces statuts qui n’ont que peut de rapport avec la création artistique en elle-même, ils bénéficient de protections sans aucun équivalent dans des professions moins privilégiées.
    Quand on s’appelle EMI ou Universal, son investissement est encore protégé 70 ans après que le créateur que l’on a payé pour son travail se soit retrouvé au père lachaise…
    Lorsqu’on est une société qui s’appelle Michelin ou Areva, son investissement est protégé au mieux 25 après que les créateurs que l’on a payé aient publiés leur œuvre (dans ce cas là, on appelles le créateur ingénieur et l’œuvre brevet)
    Nuance intéressante, Cherchez l’erreur.
    Un ingénieur n’as pas moins de mérites et n’est pas moins nécessaire à la société qu’un chanteur. Oseriez-vous prétendre le contraire?
    A Notre époque ou il est de bon ton de pointer du doigt les “privilèges” de certaines “corporations”, comprenez que certains trouvent ce qui EST du lobbyisme de la part de l’industrie culturelle parfaitement déplacé.
    Reste le problème du très mauvais encadrement de ce type d’actions en France, qui vous donne un influence qui devrait vous être hors de porté si le sujet n’était pas entouré d’un certain tabou et de beaucoup de confidentialité dans notre pays…

  12. guik a dit:

    Un petit exemple du lobbying de l’industrie musicale et autres médias :

    http://www.rue89.com/2008/11/26/audiovisuel-comment-tf1-co-gagnent-la-bataille-des-lobbies

    et après ça on se demandera encore pourquoi le terme de “lobbying” a cette connotation péjorative…

  13. pierre abac a dit:

    Vous ne recevez pas beaucoup d’encouragements. Bravo néanmoins de laisser ces commentaires. Vous savez que vous êtes fichus comme intermédiaires de commercialisation. L’économie du réseau se passe de vous. Les artistes qui vous soutiennent se discréditent auprès de leur public. Quand ils se seront fait siffler en public (car cette guerre sera plus longue et dure que vous ne le soupçonnez), ils ne vous remercieront pas de les avoir entraînés dans cette galère. Croyez vous que les ventes de phonogrammes vont augmenter à l’issue de cette bataille ? Elles vont diminuer. Vous allez connaître une victoire à la Pyrrhus.

    Jusqu’à présent, personne ne s’intéressait de prés à la “propriété intellectuelle”. Pourquoi 70 ans ? Pourquoi pas 30 ans ? Vous avez attiré l’attention sur des rentes de situation.

    La seule solution conforme à l’économie du réseau serait de faire accompagner l’oeuvre d’une zone publicitaire dont l’auteur (ou les ayant droits) serait propriétaire et qui pourrait être mise à jour en temps réel où que l’oeuvre soit sur le réseau. Cela rapporterait beaucoup d’argent à l’auteur sans le transformer en ennemi de son public. Mais que gagneraient les phonogrammeurs ? Rien. Ils deviennent inutiles comme intermédiaires sur le réseau. C’est triste pour vous, mais cela finira ainsi, que vous le vouliez ou non. Et ce seront les artistes eux-mêmes qui opteront massivement pour cette solution. ,

  14. Wyrm a dit:

    Certains vont un peu loin (voir un billet d’il y a quelques temps) en parlant de “haine”, de “guerre”.
    .
    Mais l’idée reste que vous avez initié un rapport antagoniste, et que vous l’aggravez de jour en jour, par des déclarations, du lobbying… et une stratégie commerciale douteuse. (Sur ce dernier point, l’abandon des DRM est enfin un bon pas en direction des utilisateurs… mais ça ne va pas tout seul…)
    .
    Comme cela a été dit, vous avez ainsi poussé des individus à se renseigner puis à faire connaître la situation dans laquelle vous vous complaisiez depuis des années. Les droits patrimoniaux (à ne pas confondre avec les droits voisins, d’après le “cours” de Maître Eolas sur le sujet) sont pour certains des rentes de situation dont la durée paraît disproportionnée. Le secteur “culturel” (et/ou “du divertissement”) est le seul à connaître une telle situation. Ainsi un auteur/compositeur qui produit un “tube” peut subvenir à ses besoins et à ceux de ses héritiers pendant 70 ans après sa mort… et encore, votre lobbying veut faire passer cette durée à 90 ans!?!
    .
    Certes, il s’agit d’exceptions, d’artistes ayant produit une oeuvre particulièrement marquante. Mais cela justifie-t-il que ni lui, ni ses héritiers n’aient besoin de participer à la société? Pourquoi chacun n’aurait-il pas le droit de toucher une rente à vie pour lui et ses héritiers après quelques jours de travail?
    .
    Les pratiques des sociétés de production commencent aussi à être exposées. L’idée en particulier qu’un artiste puisse rencontrer un certain succès mais n’être rémunéré que quelques centaines d’euros pour une année de réussite en indigne plus d’un… et ce n’est pas là le fait des “pirates”. Curieusement, votre propre stratégie de communication qui tend à faire valoir que “les artistes mérite rétribution” trouve un certain écho. Etrange, non?

  15. stan a dit:

    Bonjour, je vous invite à lire ce rapport, émanant des services du ministère de la culture.
    http://www2.culture.gouv.fr/culture/deps/2008/pdf/Cprospective07-1.pdf

  16. Ben a dit:

    Je pense que c est la première fois où l’on voit une industrie (car c ‘est le terme adéquat… sortir des remix, des compils, des best of etc d’artiste qui ont à peine 5 ans de renommé, j apelle ca de l’industrie personellement) déclarer une guerre ouverte à ses clients… Faites un sondage (et un sondage objectif, pas des sondages bidonnés comme on a pu en voir) auprès de votre public sur l’image de la Sacem, du Snep etc.. Vous serez désagréablement surpris je pense…

    Bref, personnellement et dans mon entourage, je vous boycotte depuis des années.. et je ne suis pas près de revenir.. Vous voulez stopper le P2P ? allez y.. de toute facon, les alternatives existent depuis longtemps et remplaceront les emule et autres … et quid du FTP ? quid du DD externe ou de la clef usb ammenés à une LAN partie ou à un repas de famille ? qui des msn et autres?

    La république Francaise s’inspirerait elle de la Chine ou de la Corée du nord?

    C est quand même paradoxal de voir une industrie mourir à petit feu (car c’est inexorable) et continuer à s’acharner sur ceux qui pourraient les sauver..

  17. Mikros a dit:

    Dans mon entourage proche et moins proche (çà va vous semblez bizarre), seul les adepte du P2P achètent encore des biens culturels car bizarrement seul les p2pistes s’intéressent à la culture. imaginez que vous ayez mal compris les enjeux : et si vous n’intéressiez plus les gens qui ni ne téléchargent ni n’achètent; entre les jeux vidéo, la téléphonie mobile, de + en + de chaines de TV certain peuvent se permettre de ne plus rien acheter. Faut aussi le reconnaitre la musique devient de + en + merdique et sans nouvel valeur ajouté, les même CD qu’il y a 20 ans sans rien changer. Et vous tapez vos dernier clients.


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