Je voudrais réagir à un commentaire de Knight la Hire (mon Dieu !, le pseudo ! ; la Hire était certes un compagnon de Jeanne d’Arc, mais il a passé une bonne partie de sa vie à brûler des villages avec leurs habitants à l’intérieur) sur mon dernier post, affirmant avec une certaine hauteur que j’avais besoin d’« une petite formation sur l’économie ». C’est gentil.
Son argumentation tient dans le fait que notre « problème est d’avoir un modèle de vente basé sur la copie et non le produit ». C’est une vision primaire de ce qu’est l’économie des produits culturels et même l’économie tout court. Nos sociétés ont vite considéré que le travail « immatériel » a une valeur comparable à celle de la production de biens (dès l’Antiquité, pour tout dire). Et c’est là que se liguent la morale et le fonctionnement général du capitalisme : les revenus sont proportionnels à la richesse créée. Autrement dit, il n’existe pas un revenu fixe pour tout artiste, mais un revenu correspondant à son audience. L’acte créatif de Jacques Prévert, d’Ayo ou d’Antonin Machintruc est semblable, qu’il atteigne cinq, mille ou un million d’auditeurs, qu’il soit reproduit à des millions d’exemplaires ou qu’il ne soit porté au public que dans un petit bar de quartier. La seule différence entre Prévert, Ayo et Machintruc est la portée de leur travail – respectivement, une certaine « éternité », un succès dont personne ne sait le temps qu’il durera, l’anonymat… Et, très naturellement, les revenus que ces trois artistes sont en droit d’attendre sont proportionnels à cette portée.
Cet impact de l’artiste dans le corps social se mesure de plusieurs manières : il y a bien sûr les revenus tirés du commerce des copies d’une œuvre (des livres, des disques, des téléchargements, des reproductions photographiques, des DVD…), mais aussi les revenus tirés de l’usage de l’œuvre. Il est normal – et incontestable moralement – qu’un bar ou un magasin de vêtements qui diffusent de l’excellente musique sur leur sono payent les artistes dont ils diffusent la musique, tout simplement parce que cette musique procure à leurs clients un plaisir qui a une incidence sur le chiffre d’affaires. Toute utilisation d’une œuvre doit être rémunérée. C’est évident quand on achète un livre ou un disque (c’est de la vente physique), quand on joue une chanson ou récite un poème dans un spectacle ou sur un média audiovisuel (la Sacem, la SACD ou une autre société collecte les droits reversés directement aux artistes et producteurs), quand on copie une œuvre sur un DVD vierge (la redevance « copie privée » est répartie entre les représentants des artistes et des producteurs), quand on diffuse des œuvres dans un lieu public (encore la Sacem et autres)… Le principe est que nul usage d’une œuvre n’est gratuit.
D’ailleurs, c’est la même doctrine qui s’applique aux brevets et, de manière générale, aux idées. Si vous découvrez fortuitement, dans votre salle de bain, un procédé qui transforme le savon en lingots d’or, ou la formule magique qui permet de mémoriser le Code civil en deux heures, vous avez légitimement part aux profits que l’on pourrait en tirer. Et si les fabricants de savon font fortune grâce à vous, si les étudiants en droit font des économies foudroyantes de polycopiés, vous avez droit à une part de cette prospérité. Si vous estimez que vos idées doivent appartenir à l’humanité tout entière sans rétribution, c’est votre droit, et votre droit seul. Personne n’a le droit de vous exproprier de votre propriété intellectuelle, au risque pour lui d’être cité devant un tribunal.
La raison pour laquelle chaque usage d’une œuvre doit être rémunéré – par principe et selon la loi – est intangible. Et le coût marginal de la copie n’a aucune importance, en l’occurrence. Dans une société civilisée, une œuvre reproduite des millions de fois a plus de « valeur » (je mets des guillemets pour bien signifier qu’il s’agit de valeur marchande et non de valeur culturelle) qu’une œuvre qui n’a aucune diffusion, de la même manière qu’un produit physique vendu des millions de fois génère plus de revenus qu’un produit équivalent vendu une seule fois.
C’est, fondamentalement, la différence entre l’usage et la propriété. Quelqu’un a-t-il le droit de dormir sur votre pelouse ? Non, sauf si vous lui en donnez l’autorisation. Mais si vous n’avez pas envie ? Il peut arguer qu’il ne va rien abîmer, qu’il ne le fera que quand vous n’êtes pas là, que nous ne verrez aucune trace à votre retour, vous êtes en droit de dire non, tout simplement parce que c’est votre propriété et que personne n’a de droits sur votre propriété. Dire « ça ne vous appauvrit pas que je dorme sur votre pelouse quand vous n’en avez pas l’usage », c’est certes séduisant, mais c’est aller contre le droit de propriété. Et si c’était un raisonnement si admissible, on verrait bien des tentes de SDF dans les jardins.
Les activités économiques fondées sur la propriété intellectuelle (la culture, le logiciel, l’art, le jeu électronique, le conseil, la formation et l’enseignement quand ils sont soumis à la concurrence, une bonne part du métier d’avocat, etc) ne sont pas des modèles économiques uniquement fondés sur la copie, contrairement à ce que vous croyez. La copie en est seulement une modalité. La crise présente ne vient pas de la capacité à reproduire ad libitum des œuvres, mais de ce que cette reproduction se fait sans contrôle des artistes et des producteurs, et en les expropriant de leur propriété intellectuelle. Mettre en place les systèmes de téléchargement légal (rémunéré ou gratuit) n’a pas été particulièrement plus compliqué que le passage du vinyle au CD. Ce qui l’a été – et l’est toujours – c’est de faire face à un piratage de masse qui détruit les sources de revenu des artistes et des producteurs.
Comme le dit, avec une certaine humilité, Knight la Hire, « j’vous laisse réfléchir ! »
G.Martin
Tags: artiste, copie privée, droit de propriété


25 mai 2009 à 16:54
Là, on touche enfin le FOND du problème. Ce n’est pas simplement une attaque personnelle (mis à part la réflexion sur le choix du pseudo… XD), et ce n’est pas juste une question de surface. C’est un peu là qu’est le fond du problème.
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Alors déjà, la “vente de copie” n’est pas le >seul< métier des producteurs, mais ça fait partie de leur métier quand même. S’assurer qu’un artiste ayant signé chez lui peut vendre sa musique signifie qu’il faut vendre les “supports” qu’ils soient physiques (les disques) ou virtuels (fichiers numériques).
Il y a aussi dans le coeur de métier du producteur la phase préalable (la création du produit, sous la forme d’investissements dans les moyens d’enregistrements) et la phase “parallèle”, la communication, la promotion de l’artiste. Parler de la “production” comme une simple “vente de copie” est réducteur.
C’est un point admis, pour ma part.
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Maintenant, c’est tout de même un point important de votre métier. C’est le retour sur investissement. Vous n’allez pas prétendre que vous “produisez” les artistes par pure altruisme. Non seulement vous ne l’avez jamais prétendu, mais de toutes façons ce ne serait pas crédible.
Vous devez donc défendre l’idée que chaque copie doit être payée un prix sans aucun rapport avec sa valeur intrinsèque puisque c’est “l’oeuvre”, ou plus exactement un droit d’écoute de l’oeuvre, qui est le véritable objet du prix.
Je peux le comprendre, mais c’est un raisonnement que peu d’acheteurs est prêt à admettre et pour cause.
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On en vient donc aux problèmes de votre argumentation.
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Déjà, que l’objet initial lors de l’achat d’une oeuvre soir l’oeuvre elle-même et non le support a plusieurs conséquences.
- De une, la disparition du support physique devrait tout de même réévaluer le prix du produit. Ce n’est pas parce que la musique était plus importante que son vecteur que ce dernier n’avait pas un coût inclus dans son ancien prix. Il est donc naturel que, à la disparition du matériel, on s’attende à ne plus payer “que” l’oeuvre. Donc moins cher qu’à l’achat d’un objet matériel. Cela d’autant plus que le client du modèle virtuel aura déjà (beaucoup!) payé pour le support sur lequel il reçoit le fichier. (Eh oui, il y en a bien un, mais c’est l’acheteur qui paie pour ça maintenant… raison de plus pour lui de vouloir payer moins cher son fichier dématérialisé).
- De deux, toute volonté manifeste de l’empêcher d’écouter son morceau selon ses propres conditions est, à raison je trouve, considéré comme une offense. S’il a payé un droit d’écoute de l’oeuvre, il veut pouvoir l’écouter où, quand et comme il veut… avec très éventuellement l’interdiction d’en faire profiter trop de monde. (grossièrement un “usage dans le cercle privé et familial”) Les DRMs, “taxes” pour copie privée et autres sont de telles limites mal digérées.
- Enfin, nous en venons à l’argument que vous visiez. Nous sommes en train de passer dans un monde numérique où l’information circule bien plus facilement qu’avant. Et la culture est, à ce point, une “information” comme tant d’autres. Que chaque artiste puisse décider ou non d’être écouté (j’en connais assez peu qui feront le deuxième choix, mais bon… les Beatles semblent prendre ce parti), c’est leur choix. Ensuite, de souhaiter être rémunéré pour leur oeuvre, de préférence en proportion de leur succès, ça paraît tout aussi normal.
Mais le modèle économique peut et doit évoluer. Car le modèle actuel, quoi que vous en disiez, est basé (calqué plus qu’inspiré) sur le modèle de vente à la copie. Ce n’est peut-être qu’une “modalité”, mais il est la base de tous vos calculs, au moins concernant la relation aux particuliers.
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Je suis certain (et on a eu plusieurs déclarations en ce sens) que ce n’est pas le fait d’être reproduits et écoutés sans contrôle qui gêne les “artistes” (au moins les vrais artistes, mais les guillemets sont là pour inclure les ayants-droits qui n’en sont pas eux-mêmes, puisqu’ils prétendent parler en leur nom). Ce qui gêne, c’est de ne pas toucher un sou là-dessus.
Et c’est pour ça qu’une réflexion sur un modèle de rémunération aurait eu sa place. Une réflexion qui est sans cesse bloquée par les mêmes personnes (avec des appuis puissants, forcément).
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Au lieu de ça, nous avons eu le vote d’une loi magnifique dans son anachronisme, dans son décalage aussi bien du point de vue des mentalités que de la technique même. Et surtout une loi magnifique par l’absence de nouveau modèle de rémunération, au point que même un représentant de la SACEM a déjà annoncé qu’il attendait qu’on enchaîne sur de nouvelles taxes. XD
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Encore une fois, la “licence globale” (ou toute autre appellation) n’est peut-être pas la solution. (Et encore, la radio et la télévision fonctionnent sur des modèles TRES proches. Comme quoi, dans le fond, l’idée n’est pas complètement sans fondements.) Mais plutôt que de jouer les ânes bâtés, vous pourriez dire: “nous ne sommes pas d’accord, débattons-en” plutôt que “non, notre modèle date de plus de 20 ans, donc il est parfait.”
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Ou alors, plus simplement, vous auriez pu “évoluer” avec l’époque et en attendre quelques résultats avant de foncer tête baissée vers le gouvernement pour leur réclamer une loi dans l’instant. Sans réflexion à court ou long terme, sans estimation de sa portée, cette loi est maintenant d’une efficacité douteuse… sans parler de l’image que vous allez vous traîner auprès d’une bonne partie des passionnés. (Et encore, j’allais oublier le fiasco de la précédente, “DADVSI”.)
25 mai 2009 à 19:11
La rémunération des artistes est un droit qui n’est par nul contesté.
La rémunération à l’usage n’est rien de plus qu’une revendication de quelques artistes (dans un garage ?) et de nombreux ayant-droits. Faire droit à cette revendication est un choix de société, réversible, qui est la réponse à la question “quel sont les _modalités_ de rémunération des artistes”..
Appeler ce droit “intangible” est un autre mot pour “injustifiable autrement que par le consensus social”, consensus maintenant largement mis à mal.
L’art a existé bien avant la propriété intellectuelle, il continuera d’exister longtemps après sa suppression.
La “propriété intellectuelle” n’est _pas_ la propriété (l’atteinte à la propriété est le vol, l’atteinte à la propriété intellectuelle est la contrefaçon). Entretenir la confusion fait partie de la rhétorique, ou des illusions, des tenants du status quo.
Ce qui établit la valeur marchande d’un bien, c’est sa valeur ajoutée. La crise actuelle peut s’analyser en l’absence de valeur ajoutée des offres payantes vs. le piratage.
Une question que les adversaires de l’économie d’abondance semblent avoir du mal à aborder autrement par “quand on réprimera le piratage, la valeur ajoutée des offres légales augmentera” (ah bon ?).
25 mai 2009 à 19:35
Vous êtes marrant, vous vous acharnez à faire un parallèle entre propriété physique et propriété intellectuelle, 2 choses totalement différentes, sinon pourquoi la propriété physique n’a pas de problèmes de copie illégale ?
Mais surtout, ça n’a aucune importance, et vous ignorer les vrais questions qu’on vous pose.
Il est aujourd’hui tellement facile de copier des oeuvres numériques, et ça ne fait que commencer, qu’avec ou sans loi cette copie continuera. Le seul moyen d’empêcher la copie serait d’interdire les communications cryptées entre individus, idée totalement délirante et qui aurait un impact bien plus grand sur l’économie que celui du “piratage”.
Regardez la réalité en face, le “piratage” est là pour de bon, adaptez vous.
25 mai 2009 à 23:02
bonjour,
vous dites : “… un piratage de masse qui détruit les sources de revenu des artistes et des producteurs.”
non ! le piratage ne détruit pas le revenu des artistes ;
le “pirate” télécharge parce que c’est gratuit ; point ! ;
si il ne peut plus le faire , il ne va pas se précipiter chez son disquaire pour acheter des disques ;
arrêter le piratage ne rapportera pas un sou (euro) aux artistes ;
d’autre part certains artistes ont compris que le “piratage” est forme de publicité efficace lorsqu’on a pas la chance de bénéficier de la promotion d’une maison de production ; certains d’entre eux mettent même leur propre production en libre téléchargement (de moindre qualité , bien sûr) ;
je suis un acharné du respect du droit d’auteur , et je n’entends pas défendre le piratage , mais il faut cesser de diffuser une idée fausse … ;
à part cela , j’ai trouvé votre article très intéressant ;
cordialement,
Harry Wanders
26 mai 2009 à 8:56
“c’est de faire face à un piratage de masse qui détruit les sources de revenu des artistes et des producteurs.” c’est n’importe quoi, ce qui detruit votre industrie c’est le fait de refuser de vous adapter aux technologies actuelles et de continuer (contre vents et marees) un systeme economique completement obsolete…
Soyez un peu honnete avec vous meme… Vos ventes ne reprendront qu uniquement par votre capacite a vous adaptez et vous pourrez pousser les gouvernements a proposer des lois tout aussi ridicules et inaplicables les unes que les autres le fond du problleme sera toujours le meme.
Le pire etant qu’avec un tel acharnement vous mettez l opinion publique (qui sont vos clients tout de meme donc vos principales sources de revenues si je ne me trompe pas) a dos.
Perso moi boycotte vos produits car vous n’avez aucunes considerations envert mes choix en tant que consommateur et il est hors de question qu’in industriel m’impose ma facon de consommer.
Je pense que nous sommes encore dans une pays libre…
alors soyez honnetes et arreter de taper toute les 5 minutes sur ceux que vous considerez comme pirates, la faut vient de vous et vous seul… Mais il est difficile de s’auto-analyser c est tellement plus simple de chercher le mal ailleurs.
Cordialement.
26 mai 2009 à 9:32
> Mettre en place les systèmes de téléchargement légal (rémunéré ou gratuit) n’a pas été particulièrement plus compliqué que le passage du vinyle au CD
Voilà une affirmation que je trouve totalement gratuite. Il est extrêmement difficile de mettre en place un système de téléchargement légal aujourd’hui en France (rémunéré j’entends, je ne parle même pas du modèle gratuit financé par la publicité). Pourquoi pensez-vous qu’Apple et Amazon ont installé leur siège au Luxembourg ? Tout simplement parce que les marges réalisées sur la vente de musique Mp3 sont inexistantes, voire quasi-inexistantes (1 à 2 centimes d’euros si jamais vous faites beaucoup de volume). Comment se fait-il que la répartition des bénéfices sur la vente d’un fichier Mp3 se fasse au bénéfice des majors et moins de l’artiste ? Pourquoi ne pas baisser cette marge afin de stimuler l’offre légale qui contrairement à ce que tout le monde dit, n’est pas pénalisée par le téléchargement illégal mais bien par le prix de vente en gros et final des dits fichiers.
La musique numérique, qui a un coût marginal quasi-nul, est vendue excessivement cher. Peut-être est-ce une stratégie de ne pas promouvoir le Mp3 ?
29 mai 2009 à 8:11
Mince, mais alors vous lisez les commentaires ?
Je crois bien que c’est la première fois sur votre blog.
Bref, je suis à 100% d’accord avec Wyrm.
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Lorsque l’on achetait un disque vinyle (59 Francs en 1981 le 33T que j’ai sous les yeux), on achetait un produit en vinyle pressé avec une pochette en carton imprimée autour et même une petite pochette protectrice en papier à l’intérieur.
Lorsque l’on achète un CD (29€ le dernier Loreena MacKennitt en version CD+DVD), on a pour ce prix un produit en plastique pressé avec une pochette en carton imprimée autour et son support pvc, un livret en papier glacé, un 2ème produit en plastique avec une 2ème pochette en carton imprimée et son support pvc et une 3ème pochette en carton pour lier les 2.
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Tout cela a un coût, vous ne pouvez pas le nier.
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Si ce n’était que le prix de l’oeuvre, comment expliquer qu’il existe une version haut de gamme pour ce fameux disque (A Midwinter Night’s Dream), avec une boite en carton, des cartes postales en plus des 2 mêmes CD et DVD vendue 10€ de plus.
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Dans un fichier électronique vendu par iTunes, VirginMega ou je ne sais qui, il n’y a :
- Ni CD pressé
- Ni pochette en carton ou en PVC
- Ni livret en papier glacé
… rien !
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Pire ! Si on veut graver l’album que l’on vient d’acheter, il faut payer en plus la taxe sur la copie privée qui est de 42 centimes.
Donc mon album à 9,90 euros me revient à 11,40 euros (1,50eur pour un CD vierge en boite, basé sur le prix FNAC pour 10 CD Verbatim).
Auxquels viendrait se greffer le prix de l’encre pour imprimer la pochette, ce qui n’est pas possible puisqu’elle n’est pas vendue avec l’album électronique et que la trouver sur un quelconque site est illégal.
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Je me retrouve avec un produit qui n’est donc pas à la hauteur en :
- esthétique : CD gravé, pas de pochette, boite en plastique
- qualité audio : la plupart des titres vendus sont en compression destructive
- intérêt : pas de livret qui souvent est quand même joli et intéressant
- prix : souvent le prix au global n’est même pas intéressant
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Auriez-vous une dent contre la musique numérique pour lui faire autant de tord ?!
8 juillet 2009 à 10:19
Qu’importe le prix du disque !
La problematique aujourd’hui, est qu’on trouve de moins en moins de disques dans le commerce et que celà est dommageable aux dj’s dont je fais partie; c’est un premier point !
De plus, on ne peut pas dire qu’il y ait un choix varié; on se plaint que le disque vend moins. Mais les diffusions-radio & co n’ont jamais ete aussi serrées. Faut bien comprendre que le harcellement mediatique ne contribue que de très loin aux ventes de disques …
D’ailleurs, un syndic a reconnu que les diffusions-radio avaient atteint un point de non-retour avec un trop faible quota sur les nouveautés . La diversité culturelle n’est qu’un leurre.
Les classements ? Même problematique : ce qui est en haut de l’affiche, n’est pas ce qui plait necessairement !
En bref, le systeme est bien malade …
Faisons le menage avec cette pseudo-diveristé et peut-être que de bonnes surprises arriveront …