Le secret de la conspiration du plan de la machination d’Hadopi

Il est toujours délicieux de voir jusqu’où peuvent aller les déductions chez les gens « bien informés ». On a écrit beaucoup de choses sur les turpitudes supposées de la loi « Création et internet », beaucoup de choses de bon sens, beaucoup de choses exagérées, beaucoup de choses délirantes. Mais il restait encore à expliquer le pourquoi du pourquoi du pourquoi du pourquoi, le secret le plus intime d’une machination ourdie par le pouvoir, l’intention la plus ignoble se dissimulant sous une loi votée par la représentation nationale. Thomas Legrand l’a révélé dans sa chronique de vendredi dernier sur France Inter : « diviser le monde artistique qui est traditionnellement l’un des bastions d’influence de la gauche. »
Deux observations à ce propos (et même trois). Premièrement, les artistes qui se sont mobilisés en faveur de la loi « Création et internet » n’ont pas attendu pour cela l’appel des politiques. Ce sont même eux, ainsi que les sociétés civiles qui les représentent et les entreprises avec lesquelles ils travaillent (dans la musique et dans le cinéma, notamment), qui ont dû frapper aux portes des politiques pendant des années avant que ceux-ci ne prennent conscience de la gravité de la crise dans laquelle la circulation illégale de contenus culturels sur internet a plongé les industries culturelles.
Deuxièmement, il est difficile de dire que les partisans de cette loi ont divisé le monde artistique sans dire, symétriquement, que ses adversaires l’ont souvent traité avec un mépris qui ne s’était pas vu, en France, depuis les heures bien sombres où le mot culture faisait sortir des révolvers. On se souviendra par exemple de responsables d’un parti d’opposition stigmatisant les artistes « vieillissants » ou « amis du pouvoir » qui auraient les seuls à appeler cette loi de leurs vœux – ce que Sanseverino ou Hubert-Félix Thiéfaine, par exemple, ont dû apprécier. De même, la Quadrature du Net, en établissant la liste des artistes étrangers (et des artistes aux noms de consonance étrangère) signataires de la pétition de la Sacem, a prouvé son respect de la communauté artistique.
Enfin, il reste que les artistes et la création sont souvent considérés par les médias qui prétendent les aimer et les respecter avec une désinvolture sidérante. Thomas Legrand imagine que les artistes se mobilisent en faveur d’une loi (qu’ils considèrent comme allant dans le sens de leurs intérêts et de leur liberté de création) uniquement parce que cela irait dans le sens des intérêts du pouvoir. Imagine-t-il que les salariés de Continental descendent dans la rue uniquement pour rendre service à l’opposition ?

G.Martin


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14 commentaires sur “Le secret de la conspiration du plan de la machination d’Hadopi”


  1. Sub a dit:

    Bonjour,
    .
    Les mésaventures de cette loi ont sans aucun doute défrayé la chronique,
    mais une chose est certaine, le Conseil Constitutionnel a sifflé la fin de la
    partie en en censurant une part importante.
    .
    Il est même stupéfiant qu’une loi votée par la représentation nationale sur proposition d’un ministére respecté ait pu violer tant de principes fondateurs de notre droit et de notre république.
    .
    Pour ma part je ne jetterai jamais la pierre aux artistes qui se sont fourvoyés en soutenant cette loi, ils l’ont fait probablement de bonne foi pour la plupart.
    .
    Maintenant, il va falloir trouver comment financer la création à l’ére du numérique; Et par pitié, pas de taxes sur les abonnements Internet sans contrepartie … Avec, on pourra discuter…

  2. lawicca a dit:

    Il est certain que chaque corporation doit défendre ses interêts propres, mais plus que dans le fond, c’est dans la forme que la défense de cette loi (si elle était toutefois défendable !) a péché, l’arrogance du Ministère de la Culture, la légèreté avec laquelle ont été traités tous les arguments, le rejet systématique de tous les amendements lors des débats, la suffisance d’un Mr Lefebvre, la suicidaire détermination d’un Mr Copé, les vociférations de M.Leforestier, etc…n’a pas apporté de l’eau a votre moulin.

    De plus, pensez-vous qu’on puisse lutter contre des pratiques illégales avec un dispositif lui-même entâché d’illégalité (Cf les grief du Conseil Constitutionnel) ?

    Cette loi a semé la division entre les ayants-droits et les consommateurs, entre les artistes et leurs public, entre les internautes et les majors…C’est une boîte de pandore que le gouvernement a ouvert là. Ce dispositif auquel les Français sont peu habitués, a jeté le discrédit sur toute l’industrie du divertissement, a mis au jour des pratique lobbyistes peu avouables et des réactions d’une rare violence. Bref comme il a été dit maintes fois, cette loi c’est “perdant-perdant”, ni les internautes, ni les artistes, ni les industries du disques et du cinéma en retireront bénéfice, alors qu’il eût été plus simple d’écouter les experts, souvent impartiaux et neutres dans ce conflit, d’écouter les légistes qui ont vu venir la censure par le C.C, de tenir compte des objections pourtant sensées des députés, sinon de gauche, du moins du centre et même de la majorité…

    Bref, cette loi est un fiasco, tout ce gâchis pour un texte inapplicable, l’argent du contribuable dilapidé, et la mobilisation d’énergies qui aurait été bien plus utile ailleurs.

  3. Guillaume a dit:

    Que vous n’aimiez pas les conclusions du CC, je le comprends.
    Les anti-Hadopi (le PS et la Quadrature que vous citez) n’ont pas utilisé que des bonnes méthodes, je le concède aussi.
    Mais les pro-Hadopi dont vous êtes n’ont pas non plus été tout blancs.
    Vous avez soutenu un texte qui était manifestement anticonstitutionnel en mettant en avant que les droits des auteurs, pardon des ayant-droits, devaient prévaloir sur le reste avec des arguments pas forcément toujours recevables.
    .
    Donc voilà, la paille, la poutre, bref….
    .
    Maintenant le sujet n’est plus de savoir qui, quoi ou comment, le sujet est de savoir “Et maintenant ?”
    Est-ce qu’on va enfin se mettre autour d’une table et discuter tous ensemble pour trouver un consensus ? C’est vraiment ce que je souhaite !

  4. Le Lustre Connu a dit:

    Les questions que vous soulevez sont fort intéressantes. Je me permets d’en rajouter une autre : “comment expliquer que cette loi que vous défendez depuis si longtemps (en refusant par ailleurs de répondre aux nombreuses questions qui vous ont été posées sur ses aspects les plus obscurs, je fais allusion au non respect de la présomption d’innocence), comment expliquer, donc, que ce projet de loi ne soit pas passé dans son intégralité devant le Conseil Constitutionnel ?”

    Je ne doute pas une seconde que quelqu’un qui combat contre les injustes “mensonges”, les “machinations” et autres “mythes” ne réponde pas à cette question.

  5. Conradson a dit:

    Bonjour,

    Hadopi v2 vient de passer, et pour ma part la réaction est simple :
    arrêt total d’achat d’album et de DVD, ainsi que de téléchargement légal.

    Depuis le début de l’année, c’était pas moins de 60 albums que j’ai acheté (grâce entre autres aux promotions dans de grandes enseignes), et plusieurs concerts de vus. Je me contenterai des concerts à partir de maintenant, tant que la présomption de culpabilité sera de mise.

  6. George Demaux a dit:

    Avec le droit de vengeance des artistes ( http://www.numerama.com/magazine/13533-Hadopi-S03E4-les-deputes-adoptent-la-procedure-penale-acceleree.html ) c’est un boycott total et définitif de tout produit culturel en France mais aussi de produit culturel Français pour moi et tous les membres de ma famille. En France un pays démocratique oser autoriser des dommages et intérêts sans aucun droit à la défense c’est un vrai scandale, vous avez voulu hadopi pour avoir plus d’argent vous obtiendrez des boycotts de plus en plus fréquent. Adieux donc pour toujours aux artistes Français.

  7. Blastm a dit:

    Vous critiquez la quadrature pour avoir publié le nom des artistes…
    mais bon sang, quel intérêt d’une pétition si elle doit rester confidentielle et anonyme?
    pourquoi l’avez vous faites?
    simplement pour faire pression sur les politiques dans un but purement corporatiste et profondément inéquitable? (auquel cas, en effet, il ne faut mieux qu’on n’en parles pas trop dans les milieux non autorisés)
    ou parceque vous défendez une position honorable, dont vous n’avez pas honte en public et que vos clients comprennent?
    d’ailleurs, cette publication a permis de voir que certains avaient “signé” sans en avoir eu connaissance, quand ils n’étaient pas carrément morts… vous parlez de méthodes…

  8. Olivier Operon a dit:

    Merci d’avoir ouvert ce blog, je n’ai pas l’impression que nos politiciens pro-Hadopi soient très tentés par un dialogue sur la toile, je salue votre démarche.

    Il y a un fond tout a fait honorable dans cette affaire : la rémunération des artistes.
    Et une forme plus que détestable : texte anticonstitutionnel, archaïque, lobbying actif, jusqu’au-boutisme aveugle du gouvernement, dialogue impossible à l’assemblée nationale, et j’en passe.

    Alors oui, l’opposition n’est pas non plus irréprochable, et certains mouvements sur internet se radicalisent contre Hadopi, ce qui ne facilite pas la discussion.

    Mais cette loi, c’est vous qui l’avez faite ! Vous argumentez en brandissant vos artistes, et quand l’opposition et tout l’internet français contre-argumentent, soit en démontrant que vous n’êtes pas totalement de bonne foi (pétition de la Sacem plus que douteuse), soit en prouvant qu’une bonne partie des artistes est également sans position ou anti-hadopi, c’est de bonne guerre !

    Permettez-moi de vous dire que vous n’êtes pas sur le bon front. Cette bataille d’argument est inutile, le conseil constitutionnel a tranché, il serait peut-être temps de chercher une solution qui convienne à tout le monde, et pas en essayant de faire passer tant bien que mal une loi castrée et vouée à l’échec. C’est là qu’il faut travailler. Il faudrait peut-être commencer à écouter l’opposition, les internautes, les associations comme UFC, La quadrature du Net, l’APRIL, il faudrait enfin tenir compte des rapports de la CNIL.

  9. Raoul Watzeufeuk a dit:

    Une étude contre-intuitive menée par des chercheurs de l’Université de Rennes auprès de 2.000 personnes représentatives de la population en Bretagne conclut que les utilisateurs de réseaux P2P sont ceux qui achètent le plus souvent des DVD et sont les plus disposés à payer pour obtenir des films légalement.
    Etude, Piratage

    Ca n’est probablement pas une étude qui sera citée par la ministre de la Culture Christine Albanel, lorsqu’elle se présentera devant les députés pour défendre son projet de loi Création et Internet. Sans doute préférera-t-elle, comme elle l’a fait au Sénat, citer les chiffres alarmistes fournis par les lobbys du cinéma et de la musique. Et pourtant. Selon les résultats d’une version préliminaire (.pdf) d’une étude universitaire qui sera publiée début 2009, les utilisateurs de réseaux P2P sont aussi ceux qui achètent le plus de DVD et qui sont le plus disposés à payer pour une offre de vidéo légale.

    Sylvain Dejean, Thierry Penard et Raphaël Suire, trois chercheurs de l’Université de Rennes membres du projet P2PImages, ont ainsi mené une étude d’envergure auprès d’un échantillon représentatif de la population bretonne. 2.000 personnes ont été interrogées pour les besoins de l’enquête réalisée pour le Môle Amoricain de Recherche sur la SOciété de l’information et les Usages d’INternet (Marsoin), financée par la Région Bretagne.

    L’étude montre que plus des deux tiers des internautes (67%) n’ont aucune pratique de consommation de vidéos sur Internet, mais qu’il y a de fortes disparités générationnelles. “76% des internautes de moins de 20 ans regardent des vidéos en ligne (48% au moins une fois par semaine) contre seulement 24% pour les 30-40 ans et 16% pour les plus de 50 ans”, rapportent ainsi les chercheurs. “Parmi les individus qui regardent des vidéos sur l’Internet, 64% déclarent connaître et utiliser les sites de partage vidéo comme Youtube et Dailymotion, 35% utiliser les sites des médias traditionnels (TF1.fr, FranceTélévision, …) et 21 % utiliser les réseaux peer-to-peer”.

    Or ce sont justement ces derniers qui consomment le plus de vidéos payantes. Sylvain Dejean et ses co-auteurs rappellent que selon le discours ambiant, les “internautes téléchargeurs auraient tendance à substituer du contenu légal payant par du contenu illégal gratuit et seraient les premiers responsables de la crise que connaissent actuellement les industries culturelles”. Or ils constatent que leur enquête donne “une vision un peu différente des choses”. C’est peu dire.

    “Les individus qui ont déclaré avoir déjà téléchargé un bien culturel sur un réseau P2P consomment en moyenne plus de contenu audiovisuel payant que les internautes qui déclarent simplement regarder des vidéos sur l’Internet” sans aller sur les réseaux P2P, constatent ainsi les chercheurs. 31 % des P2Pistes achètent un DVD au moins une fois par mois, contre 22 % des internautes qui regardent des vidéos en ligne par d’autres moyens. 45 % vont au cinéma au moins une fois par mois, contre 34 %. “Il paraît donc pour le moins excessif de qualifier les utilisateurs de P2P de « pirates » ou de « radins » dès lors que leurs pratiques de consommations payantes se révèlent en moyenne supérieures au reste des internautes”, estiment les auteurs.

    Un plus fort consentement à payer chez les P2Pistes

    L’étude bretonne montre également que les utilisateurs de réseaux P2P n’ont pas la quête absolue de la gratuité, souvent fustigée par les industries culturelles et les autorités publiques. “La mise en place d’une offre légale payante de vidéos comme alternative aux téléchargements illégaux sur les réseaux P2P se heurte inévitablement à la question du consentement à payer des adeptes du P2P”, concèdent les chercheurs. Or, “encore une fois les réponses vont à l’encontre des arguments qui assimilent téléchargeurs et pirates”.

    52 % des utilisateurs de P2P disent être prêts à payer plus cher leur abonnement à Internet pour avoir accès à des programmes inédits, alors qu’ils ne sont que 25 % pour le reste des internautes qui regardent des vidéos sur Internet. De même, 45 % des P2Pistes pourraient payer un surplus pour avoir accès plus rapidement aux films sortis en salle, contre 23 %.

    Sur le mode de paiement, 28,6 % des P2Pistes préfèrent le paiement à l’acte, tandis que 27,4 % privilégient un forfait illimité payé d’avance. 11,9 % seulement se disent intéressés par un forfait à quantité limité. “En manifestant leur préférence pour un mode de paiement forfaitaire et un accès illimité à un catalogue de fichiers numériques, les utilisateurs des réseaux P2P montrent une nouvelle fois la nécessité d’adapter l’offre de contenus aux nouveaux comportements de consommation”, conclut ainsi l’étude.

    “Les résultats de cette enquêtes incitent également à reconsidérer les modes de financement du type « licence globale » peut être trop vite abandonnés.”

  10. keii a dit:

    Bonsoir,
    N’y a-t-il réellement aucun moyen alternatif à Hadopi ?
    Est-ce là la résolution ultime et absolue ?
    Pour ma part je ne pense pas que ça soit une solution mais plutôt un problème..

  11. cyril colombani a dit:

    Voila les chiffres des entrées en salles 2009 qui tombent cet été : c’est mieux que 2008, qui était déjà un record.
    A 10€ la place de ciné, et 10 € le pop corn, il reste combien pour acheter des CDs ?
    Est ce que l’on va un jour avoir un débat de fond en calculant non pas l’évolution du marché du disque, mais l’évolution du marché de “l’entertainment” : cd + dvd + ciné + concert + jeux vidéo + baladeurs mp3 + téléphonie mobile + internet.
    Évidemment, cela fait peur aux majors car un tel calcul montrerait que les gens consomment de plus en plus, mais sur différents supports.
    Mr Rony, s’il vous plait, pour réellement faire avancer le débat, pourriez vous répondre à ce billet, car je pense qu’il est important d’avoir l’avis du Snep sur ce point.
    Cordialement.

  12. thinkfor2 a dit:

    Bonjour, de défendre les droits des artistes et des maisons de disques est louable, la loi Hadopi partait de cette intention. Le seul problème, je crois que l’on est dans l’erreur depuis le début de l’essor des supports numérique par téléchargement. La première erreur des maisons de disques a été cette campagne avec des artistes connus comme Renaud affirmant : Téléchargez-moi légalement. Les français ont vu cela comme les gémissements de quelques millionnaires. Il fallait une campagne avec des visages d’artistes inconnus qui diraient : téléchargez moi légalement sinon je ne pourrais plus faire ma musique. S’eut été plus efficace à faire réfléchir les gens. Bien que cette argument sur l’impuissance des artistes à faire leur musique si elle n’est pas téléchargée légalement ( donc de manière payante ) s’avère plus que rétrograde et erronée, j’y reviendrai. La deuxième erreur des maisons de disques et d’avoir favorisé la loi Hadopi, ou même pour toutes lois oppressives. Quel sera le résultat de la loi Hadopi sur le marché du disques ? Certes sûrement les internautes auront plus peur de télécharger de la musique, mais avez-vous la naïveté de croire que pour cela ils se rueront vers les téléchargements légaux, acceptant de payer 1 euro par titre, ou d’acheter un CD. Évidemment que non. Les maisons de disques doivent se faire une raison, LES CONSOMMATEURS NE VEULENT PLUS PAYER LA MUSIQUE. Nous arriverons à un rejet de l’industrie du disque des majors ( et peut être de ses artistes ) et un boycotte de toutes leurs création ou l‘écoute gratuite sur les streaming. Je crois que nous sommes face à des grandes mutations dans l’industrie du disque. Selon le modèle économique que j’ai crée ( et je ne donne que quelques pistes, mais s’il intéresse des majors de disques je suis à leur disposition ) la musique sera gratuite en téléchargement. Les maisons de disques généreront avec la musique gratuite paradoxalement plus de revenus. Comment ? Par des sites des artistes payants contre un modique abonnement mensuel de 2 euros où les internautes trouveront un contenu riche ( j‘ai des idées incroyables à ce sujet ), des bonus tracks, la possibilité de discuter avec les artistes. ( Il faut évidemment des artistes à l’aise dans les nouvelles technologies, qui ait quelque chose à dire et qui comprennent bien l’intérêt de consacrer 3 h par jour par exemple pour leur site web. Par des boutiques de produits dérivés des artistes et allons plus loin de la vente de produits que l’artiste aime. Par les concerts qui verront un nombre plus importants de spectateurs, car le volume de téléchargements sera plus conséquent que s’il était payant. ( les maisons de disques deviendront directement les producteurs des tournées de leurs artistes ) Donc la loi Hadopi représente un mauvais traitement contre la maladie qui ronge les maisons de disques et qui est fatale si l’on ne passe pas à un model économique différent. J’ai les clés de ce model économique ( un appel au maison de disques mon mail usanextforthedream@yahoo.fr )

  13. eomer1967 a dit:

    Bonjour,

    Jusqu’à présent, j’avais choisi l’ignorance comme attitude vis à vis des attaques répétés de l’industrie musicale contre internet et contre les consommateurs français. Cependant, en ma qualité d’expert informatique (plus de 20 ans d’expérience comme consultant en SSII…) j’estime que les arguments développés par votre corporations sont honteux et visent à maintenir les privilèges d’une oligopole sur le macrhé de la musique.

    Le flicage d’internet vise à perpétuer le racket (après tout, vous employez bien des mots comme “piraterie”, “fraude” ou “contrefaçon”…) que l’édition musicale effectue depuis les années 1950 et l’apparition du microsillon. Cette fois, l’industrie informatique toute entière va être mise à contribution pour sauver un modèle économique totalement obsolette.

    Il est necessaire de rémunérer les artistes (au sens large: auteur, compositeur, interprète, techniciens,…) et cela doit être fait par les auditeurs de musique….mais il est nullement necessaire de rémunétrer les intermédiaires que sont les maisons de disques.
    Alors oui, le marché du disque se porte mal en France mais la musique vivante ne s’en porte que mieux. C’est ceci que l’on attend d’un artiste: rencontrer son public sur scène. Les concerts, festivals et autres “boeufs” n’ont jamais été aussi nombreux.

    Dans cette optique, une taxe sur les FAI (rappel: l’accès à internet n’est jamais gratuit…) parrait une bien meilleure solution que cette loi Hadopi qui n’arrange que les gros éditeurs de musique.

    Conclusion: les majors de l’édition musicale ont enfermé la musique dans un carcan, internet l’a libéré.

    Cordialement,
    Philippe (Eomer)

  14. bardeau patrick a dit:

    dans les annees 80 il sortait beaucoup moins d’album et on pouvait achetter. Maintenant il sort plusieurs album par semaine, qui as les moyens de se les payer??? L’offre crée l’envie et pour la satisfaire le téléchargement illégal est la seule solution. Vous pensez que les jeunes disposent de combien de budget par mois pour les cd ?..
    La crise du disque ne vient pas pour moi du téléchargement illégal quand dans les années 80 on faisait 10 casettes a partir d’un 33 tour personne ne pleuré….
    Et que dire du prix des places de concert !!!
    Au fait, c’est combien le prix de revient d’un cd ?? Si ils etaient vendus moins cher il s’en vendrait plus….
    bonne reflexions….


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